Jean-Marie Jestin témoigne...


Jean-Marie Jestin témoigne...

Supratec est un groupe d’une douzaine de petites sociétés qui commercialisent des composants spécialisés servant à améliorer la productivité dans les entreprises de production. Cent quarante salariés composent l’unité économique et sociale sur le site de Bondoufle et environ 200 sont répartis dans l’ensemble du groupe (Lyon, Besançon, Béziers, Barcelone). Rencontre avec Jean-Marie Jestin, P-DG de Supratec.

Depuis quand avez-vous intégré l’opération « Cap-parrainage » et de quelle manière travaillez-vous avec le PLIE ?

Nous avons intégré l’opération depuis sa création, il y a 3 ans. Le Relais nous envoie des CV de chercheurs d’emploi motivés par le parrainage et nous assurons leur suivi par des rencontres régulières. À titre d’exemple, je viens de rencontrer la cinquième personne que je parraine.

Pourquoi avoir accepté cette opération, sachant qu’elle est bénévole ?

La présentation qui m’en a été faite a éveillé ma curiosité : en effet, pourquoi des personnes ayant un potentiel ont-elles des difficultés à trouver un emploi ? J’ai donc essayé de déceler les leviers sur lesquels nous pouvions agir rapidement, de chercher ce qui pouvait débloquer ce genre de situation. Je peux donc dire que cette curiosité initiale est partiellement satisfaite.

Comment travaillez-vous avec le parrainé ?

Deux rencontres par mois sont généralement nécessaires, à raison d’une heure environ par rencontre. Les premières sont ciblées sur la cohérence entre le CV de la personne et son projet professionnel. Nous décortiquons ensemble le CV : tout ce qui est écrit doit être quantifié oralement. L’entreprise a besoin de s’appuyer sur des éléments clairs et concrets. Le travail est abouti quand le parrainé a réussi à dire ses points forts le plus rapidement possible. Par la suite, nous ciblons les rencontres sur l’entretien d’embauche, ou des aspects particuliers qu’il nous semble nécessaire d’aborder. Nous savons pertinemment que l’ensemble des points (contraintes horaires, langage, attitude mais aussi les éléments quantifiables du CV) ont été abordés par les conseillers des ateliers ressources emploi du PLIE, mais il semble toujours nécessaire de les rappeler au parrainé.

Comment considérez-vous ce travail avec le parrainé ?

Il s’agit d’un moment où je lui explique les attentes de l’entreprise. Nous simulons un entretien : j’écoute ses arguments puis je lui propose le « jeu du miroir » : se mettre à ma place en reprenant ce qu’il a dit en tentant d’analyser le message qu’il veut faire passer. Le dialogue avec le parrainé est franc puisqu’il n’y a pas d’enjeu.

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