Seyni témoigne...


Seyni témoigne...

(JPG) Seyni, 58 ans, est arrivé en France en 1972. Dès son arrivée, il n’a qu’une volonté : trouver un travail. Tout le monde sait que ce n’est pas évident ; comme beaucoup, il a été accompagné et orienté au sein du dispositif PLIE. Il a également pu bénéficier de Cap-parrainage. Rencontre...

Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel depuis votre arrivée en France ?

Il y a une trentaine d’années, il était plus facile pour les étrangers de trouver du travail. Au bout de 3 jours en France, j’ai travaillé une semaine dans une maison de retraite, puis en tant que magasinier dans une société de confection. Après 3 ans, je me suis aperçu que cela ne correspondait pas à mes attentes, j’ai donc décidé de changer d’orientation.

J’ai ensuite trouvé un emploi en tant que coursier dans une agence de voyage : j’y ai travaillé pendant plus de 20 ans et ai même été décoré d’une médaille d’honneur ! Nous sommes passés de 3 salariés à une cinquantaine... Malheureusement, en 2002, l’agence a fait faillite et mon contrat a donc été résilié.

Quelles ont été vos démarches à compter de cet instant ?

Je me suis d’abord inscrit à l’ANPE ainsi que dans le dispositif PLIE : une conseillère m’a accueilli et m’a aidé à construire mon parcours. Travailler dans la logistique m’intéressait. J’ai donc fait une formation de 3 mois à GP consultant. À l’issue de cette formation, j’ai travaillé en intérim dans une société de logistique.

Comment s’est déroulée cette dernière étape pour rejoindre l’emploi ?

J’ai participé aux ateliers de recherche d’emploi (ARE) pour rédiger des lettres de motivation, actualiser mon CV, participer à des simulations d’entretiens,... Parallèlement, le responsable relations entreprises m’a mis en relation avec un parrain. Son rôle a été de me préparer à travailler en entreprise. Il a ensuite rencontré les conseillers ARE pour faire le point sur mon profil, mes motivations. Mon « handicap » était de ne pas avoir le permis de conduire. Un rendez-vous m’a été fixé dans la société la semaine suivante (il s’agissait justement de la société dans laquelle j’avais travaillé en intérim), d’abord avec mon parrain, puis avec le directeur.

Quels ont été les résultats de cet entretien ?

Ils se sont avérés positifs puisque le directeur a contacté l’entreprise d’intérim dans laquelle j’étais inscrit pour dire qu’il m’embauchait. J’étais sensé seulement remplacer un magasinier absent pour une longue période dès septembre 2005, mais je devrais finalement signer un CDI dans les jours qui viennent. J’ai d’abord travaillé comme préparateur de commandes et je fais maintenant partie du service d’entretien. Je suis motivé, à tel point que lorsque le week-end arrive, j’ai hâte que la semaine recommence !

Auriez-vous un message à transmettre aux chercheurs d’emploi ?

Surtout ne pas perdre espoir. Je pense que lorsqu’on y croit, qu’on est déterminé, prêt à fournir des efforts, on y arrive.

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