La Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle d’Eure-et-Loir a fait de la lutte contre les discriminations un axe fort de son action, de son programme. Une réflexion collective impliquant tous les acteurs a conduit à un véritable travail de sensibilisation, d’information via des forums et des colloques...
De plus, aux yeux d’un trop grand nombre d’entreprises, la DDTEFP est assimilée à la seule Inspection du travail et souhaite contrecarrer cette image purement répressive, coercitive.
Pour répondre à ce double objectif, une collaboration a été initiée avec Cap-parrainage pour impliquer les entreprises dans des actions de lutte contre les discriminations et constituer ainsi un réseau consolidé avec lequel développer des projets, faciliter la collaboration et les contacts entre tous les acteurs publics et privés de l’emploi, contourner des handicaps qui prêtent à discrimination.
L’édito de Patrick Subremon
Dans une période où l’on évoque beaucoup la citoyenneté et la promotion de la diversité, il est important que des entreprises qui sont des vecteurs d’intégration, s’engagent concrètement au profit de l’accès à l’emploi des personnes qui en sont éloignées pour des raisons tenant à des pratiques discriminantes, même indirectes et parfois involontaires.
Cap-parrainage qui existe maintenant depuis 2 ans sur le bassin chartrain, représente une telle opportunité de citoyenneté : ce dispositif permet de mettre en face-à-face un cadre dirigeant et un chercheur d’emploi et de ce rapport humain découlent des tranches de vie riches et parfois intenses, dont l’un et l’autre des protagonistes sort profondément transformé, en tout cas dans ses pratiques de recrutement (pour le parrain) et dans son appréhension de l’entreprise (pour le parrainé).
J’y vois là l’apport essentiel du Cap-parrainage : une évolution des perceptions et des comportements, anticipant une approche plus humaine et diversifiée des recrutements.
Les deux Maisons de l’emploi labellisées dans le département (Chartres et Dreux) ne s’y sont pas trompées et ont souhaité prendre à leur compte l’animation du dispositif, ce qui démontre sa pertinence sur des bassins d’emploi très différents, puisque le bassin d’emploi de Chartres connaît un taux de chômage très bas (6,6 %) alors que celui de Dreux, frappé par les restructurations industrielles, affiche un taux de chômage de près de 12 %.
Globalement, l’expérience eurélienne de Cap-parrainage constitue un point fort de la politique de l’emploi menée dans le département.
Patrick Subremon, Préfet d’Eure-et-Loir
L’édito de Bouchra Douhabi
En l’absence de dispositif territorial du type « Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi », il était légitime de développer ce type d’initiative en direct, à défaut de porteur pouvant fédérer une dynamique locale sur le bassin d’emploi.
Lors de l’émergence du projet de Maison de l’Emploi et des Entreprises à Chartres, il est rapidement apparu que Cap-parrainage pouvait constituer un volet pertinent du plan d’actions qu’elle aurait à développer en direction des entreprises.
C’est pourquoi, après la création effective de la Maison de l’Emploi et des Entreprises le passage de relais a eu lieu, en automne 2006, en présence des parrains et du Service Public de l’Emploi local ; la DDTEFP Eure et Loir continuant à soutenir financièrement l’opération.
Bouchra Douhabi, Animatrice Cap-parrainage au sein de la Maison de l’Emploi et des Entreprises de Chartres Métropole